# Comment voyager au Vietnam à petit prix ?
Le Vietnam s’impose aujourd’hui comme l’une des destinations les plus attractives d’Asie du Sud-Est pour les voyageurs soucieux de leur budget. Avec son coût de la vie remarquablement bas, ses paysages à couper le souffle et sa richesse culturelle exceptionnelle, ce pays offre une opportunité unique de vivre une aventure authentique sans compromettre ses finances. De la baie d’Halong aux rizières en terrasses du nord, en passant par les plages paradisiaques du centre et le delta du Mékong au sud, le Vietnam déploie une diversité géographique impressionnante. La cuisine vietnamienne, réputée mondialement, se savoure pour quelques euros à peine, tandis que l’hospitalité légendaire des habitants enrichit chaque expérience. Pour les routards comme pour les voyageurs expérimentés cherchant à optimiser leurs dépenses, maîtriser les bonnes techniques permet de transformer un rêve exotique en réalité accessible.
Réserver des vols low-cost vers hanoï et hô chi Minh-Ville
La première étape pour organiser un voyage économique au Vietnam consiste à dénicher un billet d’avion avantageux. Cette dépense représente généralement le poste le plus important du budget global, d’où l’importance de consacrer du temps à la recherche et à la comparaison. Les principales portes d’entrée du pays sont l’aéroport international Noi Bai à Hanoï au nord et l’aéroport Tan Son Nhat à Hô Chi Minh-Ville au sud. Ces deux hubs accueillent quotidiennement des dizaines de vols internationaux, créant une concurrence bénéfique pour les voyageurs attentifs.
Comparer les tarifs sur skyscanner et google flights pour trouver les billets les moins chers
Les comparateurs de vols constituent des outils indispensables pour identifier les meilleures opportunités tarifaires. Skyscanner se distingue par sa fonction de recherche flexible permettant d’explorer les prix sur un mois entier ou même sur l’année complète. Cette fonctionnalité révèle les périodes les plus avantageuses financièrement, offrant parfois des économies substantielles de 200 à 400 euros selon les dates choisies. Google Flights, de son côté, excelle dans la présentation visuelle des variations de prix et propose des alertes personnalisées qui notifient automatiquement toute baisse tarifaire sur vos itinéraires surveillés.
L’utilisation combinée de ces plateformes maximise vos chances de saisir les meilleures opportunités. Vérifiez systématiquement ce qui est inclus dans chaque tarif : certaines compagnies facturent séparément les bagages en soute, transformant une apparente aubaine en option finalement plus coûteuse. La transparence totale sur les conditions tarifaires évite les mauvaises surprises lors de la réservation finale.
Privilégier les compagnies aériennes asiatiques : VietJet air, bamboo airways et AirAsia
Les transporteurs asiatiques proposent régulièrement des tarifs compétitifs vers le Vietnam, particulièrement pour les vols avec escales. VietJet Air, première compagnie low-cost vietnamienne, lance fréquemment des promotions agressives avec des billets pouvant descendre sous la barre des 600 euros aller-retour depuis l’Europe. Bamboo Airways, créée plus récemment, cherche à conquérir des parts de marché en proposant un excellent rapport qualité-prix avec des prestations légèrement supérieures aux standards low-cost traditionnels.
AirAsia, géant malaisien du vol à petit prix, constitue également une option intéressante, notamment pour construire un itinéraire multi-
destinations en combinant un vol Europe–Asie avec un second tronçon régional. Cette stratégie demande un peu plus d’organisation, mais elle permet souvent d’obtenir un vol pour le Vietnam à petit prix, tout en profitant d’un excellent niveau de sécurité et de ponctualité.
Optimiser les escales via bangkok, kuala lumpur ou singapour pour réduire les coûts
Construire soi-même un itinéraire avec escale en Asie du Sud-Est est l’une des astuces les plus efficaces pour réduire le coût global du billet d’avion vers le Vietnam. Concrètement, vous pouvez d’abord réserver un vol vers un hub majeur comme Bangkok, Kuala Lumpur ou Singapour, où la concurrence aérienne est féroce et les prix souvent plus bas. Ensuite, vous ajoutez un second vol low-cost vers Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville avec une compagnie régionale.
Ce découpage permet parfois de descendre de 20 à 30 % sous le prix d’un vol long-courrier classique avec une seule réservation. Il faut toutefois rester vigilant sur les temps de correspondance : prévoyez au minimum trois à quatre heures entre les deux vols, voire une nuit sur place si vous souhaitez limiter les risques en cas de retard. N’oubliez pas non plus de vérifier les conditions de bagages de chaque compagnie, car vous devrez parfois réenregistrer vos valises à l’aéroport de transit.
Réserver en période creuse : avril-mai et septembre-octobre pour éviter la haute saison
Le choix de la période de départ influence directement le prix de votre vol vers le Vietnam. Les mois de juillet-août et les fêtes de fin d’année correspondent à la haute saison touristique, avec des hausses tarifaires pouvant atteindre 50 % par rapport aux périodes creuses. Pour voyager au Vietnam à petit prix, privilégiez plutôt les intersaisons, notamment avril-mai et septembre-octobre, où la demande est moins forte.
Ces fenêtres offrent un double avantage : des billets d’avion plus abordables et une fréquentation touristique plus faible sur place, ce qui se traduit également par des économies sur l’hébergement et certaines activités. Bien sûr, le climat varie fortement entre le nord, le centre et le sud du pays, d’où l’intérêt de croiser les données météorologiques avec les tarifs aériens. En ajustant légèrement vos dates de départ, parfois de seulement quelques jours, vous pouvez déclencher une baisse significative du prix affiché sur les comparateurs de vols.
Sélectionner des hébergements économiques adaptés au budget backpacker
Une fois votre vol réservé, l’hébergement représente le second poste de dépense majeur. La bonne nouvelle, c’est qu’au Vietnam, dormir confortablement ne rime pas forcément avec gros budget. Du lit en dortoir à moins de 6 € la nuit à la chambre double climatisée à 15 €, l’offre est extrêmement large. En adaptant votre style de voyage et votre niveau de confort, vous pouvez facilement maîtriser vos dépenses tout en profitant d’expériences authentiques.
Hostels et auberges de jeunesse dans le quartier de pham ngu lao à hô chi Minh-Ville
À Hô Chi Minh-Ville, le quartier de Pham Ngu Lao, souvent comparé à Khao San Road à Bangkok, est le point de chute favori des backpackers. On y trouve une concentration d’hostels et d’auberges de jeunesse proposant des lits en dortoir entre 5 et 10 € la nuit, parfois avec petit-déjeuner inclus. Les établissements récents offrent le Wi-Fi haut débit, des espaces communs conviviaux et, de plus en plus, des lits en « capsule » garantissant une certaine intimité.
Loger à Pham Ngu Lao permet aussi de réduire vos coûts de transport urbain : la plupart des attractions principales, comme le marché de Ben Thanh ou le musée des vestiges de la guerre, se rejoignent à pied ou en quelques minutes de bus. Si vous voyagez seul, l’ambiance cosmopolite de ces quartiers est idéale pour rencontrer d’autres voyageurs, partager des bons plans et, pourquoi pas, mutualiser certains frais comme les taxis vers l’aéroport ou les excursions à la journée.
Guesthouses familiales dans le vieux quartier de hanoï à partir de 8€ la nuit
À Hanoï, le vieux quartier (Old Quarter) regorge de petites guesthouses familiales offrant un excellent rapport qualité-prix. Pour 8 à 15 € la nuit, vous pouvez bénéficier d’une chambre privée avec salle de bain, climatisation et parfois un simple petit-déjeuner. Ces hébergements, souvent tenus par des familles vietnamiennes, constituent une belle opportunité de plonger dans la vie locale tout en maîtrisant votre budget.
En choisissant une guesthouse à quelques rues seulement du lac Hoan Kiem, vous restez au cœur de l’animation tout en évitant les tarifs les plus élevés des grands hôtels. L’avantage financier est double : vous économisez sur la nuitée et vous limitez vos déplacements payants, puisque la majorité des sites historiques et des musées de la capitale se découvrent à pied. Pour les séjours de plusieurs nuits, n’hésitez pas à demander une petite réduction, surtout en basse saison : une remise de 5 à 10 % est fréquente si vous payez en espèces.
Homestays en zone rurale dans le delta du mékong et à ninh binh
Si vous rêvez de sortir des sentiers battus sans exploser votre budget, les homestays constituent une option à privilégier. Dans le delta du Mékong ou autour de Ninh Binh (la « baie d’Halong terrestre »), de nombreuses familles ouvrent leur maison aux voyageurs pour 10 à 20 € la nuit, repas souvent compris. Vous dormez dans de simples bungalows en bois ou des chambres attenantes à la maison principale, avec un confort basique mais suffisant pour quelques jours.
Au-delà de l’aspect financier, le homestay est une immersion culturelle incomparable : vous partagez le dîner avec vos hôtes, découvrez leur quotidien et profitez parfois d’activités incluses comme une balade en barque ou une sortie à vélo dans les rizières. Sur le plan économique, ce type d’hébergement permet de regrouper logement, repas et parfois activités pour un tarif global très compétitif, idéal pour voyager au Vietnam avec un petit budget.
Utiliser booking.com, agoda et hostelworld pour comparer les tarifs et lire les avis
Pour trouver les hébergements les moins chers au Vietnam, les plateformes de réservation en ligne sont de précieux alliés. Booking.com et Agoda sont particulièrement performants pour les hôtels, guesthouses et homestays, tandis que Hostelworld reste la référence pour dénicher les meilleures auberges de jeunesse. En quelques clics, vous comparez les prix, les équipements et surtout les avis d’autres voyageurs, un peu comme vous compareriez plusieurs stands sur un marché avant de faire votre choix.
Une bonne pratique consiste à repérer un établissement sur ces plateformes, puis à vérifier éventuellement le prix en réservant en direct par e-mail ou via la page Facebook de l’hébergement. Certaines petites structures accordent une légère réduction pour les paiements sans intermédiaire. Attention toutefois à ne pas perdre la protection offerte par les grandes plateformes en cas de litige. Comme souvent en voyage, l’idéal est de trouver l’équilibre entre économie maximale et sécurité de réservation.
Maîtriser les transports locaux pour minimiser les dépenses de déplacement
Le Vietnam s’étire sur plus de 1 600 km du nord au sud. Optimiser vos déplacements internes est donc crucial si vous voulez explorer le pays sans faire exploser votre budget. Entre bus de nuit, trains couchettes, scooters et applications de VTC, le réseau de transport vietnamien offre de nombreuses solutions économiques, à condition de bien les comprendre et de les combiner intelligemment.
Bus de nuit opérés par phuong trang et mai linh express entre les grandes villes
Les bus de nuit, souvent appelés « sleeping bus », sont l’option la plus économique pour parcourir de longues distances au Vietnam. Des compagnies comme Phuong Trang (Futa Bus) et Mai Linh Express relient les principales villes pour des tarifs compris entre 10 et 25 € selon la distance. Vous voyagez dans un bus équipé de sièges inclinables ou de couchettes, ce qui vous permet de dormir en route et d’économiser une nuit d’hôtel.
Bien que le confort ne rivalise pas avec celui d’un train, ces bus restent une solution très populaire auprès des backpackers. Pour limiter les mauvaises surprises, privilégiez les compagnies bien notées et évitez, si possible, les départs trop tardifs dans des gares excentrées. Réserver via votre guesthouse ou via des plateformes comme 12Go Asia permet souvent de sécuriser votre place sans surcoût important, tout en vous assurant un horaire clair et une prise en charge précise.
Trains couchettes de la compagnie vietnam railways sur l’axe Hanoï-Hué-Saïgon
Pour ceux qui recherchent un meilleur compromis entre budget, confort et sécurité, les trains couchettes de Vietnam Railways constituent une excellente alternative. La ligne historique reliant Hanoï à Hô Chi Minh-Ville, en passant par Hué et Da Nang, offre plusieurs catégories : sièges durs, sièges souples, couchettes à 6 lits et couchettes à 4 lits. Les prix varient en moyenne de 20 à 60 € selon la classe et la distance parcourue.
Voyager de nuit en train permet, comme pour le bus, de gagner du temps et d’économiser une nuit d’hébergement, tout en profitant de paysages magnifiques au lever du soleil, notamment le long de la côte centrale. En réservant vos billets quelques jours à l’avance en gare ou via le site officiel de Vietnam Railways, vous maximisez vos chances d’obtenir une couchette confortable à un tarif avantageux. Pensez à emporter un petit cadenas et quelques en-cas, à la manière d’un pique-nique, pour rendre le trajet plus agréable.
Location de scooters semi-automatiques à 5-7€ par jour pour explorer da nang et hoi an
Pour explorer en profondeur des régions comme Da Nang, Hoi An ou Phu Quoc, la location de scooter reste l’option la plus flexible et économique. Un scooter semi-automatique se loue généralement entre 5 et 7 € par jour, carburant non compris, avec parfois une réduction pour une location à la semaine. Cette liberté de mouvement est particulièrement appréciable pour rejoindre des plages isolées, des villages de pêcheurs ou des points de vue panoramiques.
Cependant, cette solution demande de la prudence. La circulation au Vietnam peut sembler chaotique, surtout aux heures de pointe. Assurez-vous d’avoir un permis de conduire international valable pour les deux-roues, portez systématiquement un casque et respectez les limitations de vitesse. Un peu comme sur un marché, où l’on garde un œil sur ses affaires, gardez toujours vos papiers importants à l’abri et évitez de laisser le scooter sans antivol dans des zones isolées.
Applications grab et bee pour les courses urbaines à tarifs négociés
Dans les grandes villes vietnamiennes, les applications de VTC comme Grab et Bee ont révolutionné les déplacements urbains. En quelques secondes, vous commandez un trajet en scooter-taxi ou en voiture pour un prix affiché à l’avance, souvent inférieur à celui d’un taxi traditionnel. Pour les trajets courts, notamment de nuit ou lorsque vous transportez des bagages, ces services représentent une solution sûre et bon marché.
L’un des principaux avantages de ces applications est l’absence de négociation : vous voyez le tarif avant d’accepter la course, ce qui limite fortement le risque d’arnaque ou de compteur truqué. Pour en profiter, il vous suffit de disposer d’une carte SIM locale avec données mobiles et de télécharger l’application correspondante. À l’échelle d’un séjour, utiliser Grab ou Bee plutôt que des taxis classiques peut représenter plusieurs dizaines d’euros d’économies, tout en vous apportant une tranquillité d’esprit appréciable.
S’alimenter dans les circuits gastronomiques de rue et marchés locaux
Voyager au Vietnam avec un petit budget ne signifie en aucun cas renoncer à bien manger, bien au contraire. Le pays est un véritable paradis pour les amateurs de street food, avec une infinité de plats savoureux à des prix dérisoires. En privilégiant les échoppes de rue, les marchés et les petits restaurants locaux, vous pouvez réduire drastiquement vos dépenses alimentaires tout en découvrant la richesse de la cuisine vietnamienne.
Street food vietnamienne : pho, banh mi et bun cha à moins de 2€ le repas
Dans la plupart des villes vietnamiennes, un repas complet dans la rue coûte rarement plus de 2 €. Un bol de pho, la célèbre soupe de nouilles au bœuf ou au poulet, se négocie souvent entre 1 et 1,80 €. Un banh mi, sandwich garni de viandes, crudités et herbes fraîches, se trouve parfois à moins d’un euro, surtout en dehors des zones ultra-touristiques. Le bun cha, spécialité de Hanoï à base de vermicelles de riz, de porc grillé et d’herbes aromatiques, reste lui aussi très abordable.
Pour repérer les meilleures adresses, une règle simple s’applique : suivez les locaux. Une échoppe très fréquentée par les Vietnamiens eux-mêmes est en général un gage de qualité, de fraîcheur et de prix honnêtes. À l’inverse, les restaurants « pour touristes », affichant des menus traduits en plusieurs langues et des prix en dollars, risquent de faire grimper rapidement l’addition sans forcément offrir une meilleure expérience culinaire.
Marchés ben thanh, dong xuan et marchés nocturnes de da lat pour produits frais
Les marchés couverts et marchés de nuit sont des lieux incontournables pour s’alimenter à moindre coût et s’immerger dans la vie quotidienne vietnamienne. Le marché Ben Thanh à Hô Chi Minh-Ville, le marché Dong Xuan à Hanoï ou encore les marchés nocturnes de Da Lat offrent un vaste choix de produits frais : fruits, légumes, herbes, poissons, mais aussi snacks et plats prêts à déguster sur place.
Si vous séjournez dans un hébergement disposant d’une cuisine, acheter vos provisions directement au marché peut diviser par deux votre budget alimentaire, tout en vous permettant de cuisiner des plats simples avec des ingrédients locaux. Même sans cuisiner, ces marchés représentent d’excellents spots pour un repas sur le pouce ou un jus de fruits frais à moins d’un euro. Il faut simplement accepter l’ambiance animée, parfois bruyante, qui fait justement le charme de ces lieux.
Restaurants locaux com binh dan et quán ăn sans touristes
En complément de la street food, les restaurants de type com binh dan (littéralement « riz populaire ») et les quán ăn fréquentés surtout par les locaux constituent une autre solution économique. Dans ces établissements modestes, vous choisissez vos plats dans de grands bacs en inox : viandes sautées, légumes, tofu, œufs, le tout accompagné d’un bol de riz. Un repas coûte généralement entre 1,50 et 3 €, boisson comprise.
Pour les repérer, éloignez-vous de quelques rues des sites touristiques principaux et observez où déjeunent les employés de bureaux ou les ouvriers. Les cartes ne sont pas toujours traduites, mais il suffit souvent de pointer du doigt les plats exposés. Un peu comme lorsqu’on négocie un prix sur un marché, l’important est d’accepter le jeu et de garder le sourire : même avec les barrières de la langue, vous serez rarement déçu par la générosité des portions et la chaleur de l’accueil.
Planifier un itinéraire optimisé entre sites incontournables et destinations méconnues
Pour voyager au Vietnam à petit prix, la manière dont vous construisez votre itinéraire est presque aussi importante que le choix de vos hébergements. Enchaîner trop de vols internes ou se concentrer uniquement sur les zones les plus touristiques fait rapidement grimper la note. À l’inverse, en alternant sites incontournables et destinations moins connues, vous bénéficiez de tarifs plus doux tout en vivant un voyage plus authentique.
Baie d’halong terrestre à tam coc versus croisière touristique dans la baie d’halong
La baie d’Halong figure sur toutes les cartes postales du Vietnam, mais les croisières les plus célèbres sont aussi parmi les plus coûteuses. Pour réduire votre budget sans renoncer aux paysages karstiques spectaculaires, envisagez la baie d’Halong terrestre, autour de Tam Coc et Trang An, dans la province de Ninh Binh. Les formations rocheuses y sont tout aussi impressionnantes, mais les prix des excursions en barque et des hébergements sont généralement bien inférieurs à ceux de la baie d’Halong maritime.
Un séjour de deux ou trois jours à Ninh Binh, combinant balades en vélo, visites de pagodes et sorties en barque, revient souvent moins cher qu’une croisière de 24 heures dans la baie d’Halong. Si vous tenez absolument à naviguer dans la baie, privilégiez les ferries publics vers l’île de Cat Ba ou les croisières d’une journée depuis Hai Phong, plus économiques que les bateaux de luxe au départ direct d’Halong City.
Plages gratuites de quy nhon et mui ne au lieu des stations balnéaires de nha trang
Pour profiter des plages vietnamiennes sans sacrifier votre budget, il peut être judicieux de s’éloigner des stations balnéaires les plus connues. Nha Trang, très développée, affiche parfois des tarifs élevés pour l’hébergement en bord de mer et certaines activités. À l’inverse, des destinations comme Quy Nhon ou Mui Ne offrent de longues plages accessibles gratuitement, avec des hôtels et guesthouses bien plus abordables.
À Quy Nhon, encore relativement préservée du tourisme de masse, vous trouvez des chambres correctes à partir de 10 € et des restaurants de fruits de mer à prix locaux. Mui Ne, réputée pour ses dunes de sable et ses spots de kitesurf, permet de combiner baignade et activités de plein air pour un budget très raisonnable. En optant pour ces alternatives, vous bénéficiez d’un meilleur rapport qualité-prix tout en évitant les foules.
Randonnées autoguidées dans les rizières en terrasses de mu cang chai et ha giang
Les paysages de rizières en terrasses du nord du Vietnam attirent de plus en plus de voyageurs, mais certaines zones comme Sapa souffrent désormais de la sur-fréquentation et de prix à la hausse. Pour une expérience plus authentique et souvent moins chère, tournez-vous vers des régions comme Mu Cang Chai ou la boucle de Ha Giang. Ces zones montagneuses offrent des panoramas tout aussi spectaculaires, avec la possibilité de réaliser des randonnées autoguidées ou accompagnées de guides locaux à des tarifs raisonnables.
En organisant vous-même vos marches, en utilisant des cartes hors ligne et en réservant vos hébergements chez l’habitant, vous gardez un contrôle précis sur vos dépenses. Certes, cela demande un peu plus de préparation que de réserver un trek organisé au départ de Hanoï, mais les économies réalisées peuvent être substantielles, tout en vous offrant un sentiment de liberté incomparable.
Temples et pagodes d’accès gratuit : pagode thien mu à hué et temples d’angkor proches
Au Vietnam, de nombreux lieux de culte restent accessibles gratuitement ou contre une modeste donation. À Hué, la pagode Thien Mu, perchée au bord de la rivière des Parfums, se visite sans frais, tout comme plusieurs autres temples disséminés dans la ville. Hanoï, Hô Chi Minh-Ville et la plupart des villes de province regorgent de pagodes où il suffit de se déchausser et de respecter le calme des lieux pour découvrir une facette importante de la culture vietnamienne.
Il est en revanche important de ne pas confondre ces sites avec les temples d’Angkor, qui se situent au Cambodge et non au Vietnam, même si de nombreux circuits combinent les deux pays. Les temples d’Angkor font l’objet de droits d’entrée importants qui doivent être intégrés séparément à votre budget si vous envisagez un détour par Siem Reap. Pour un voyage uniquement centré sur le Vietnam à petit prix, concentrez-vous sur ses propres pagodes, citadelles et musées, dont l’accès reste globalement très abordable.
Négocier et éviter les pièges touristiques financiers au vietnam
La maîtrise de quelques réflexes simples vous permettra de préserver votre portefeuille tout au long de votre séjour. Entre la négociation sur les marchés, le choix des lieux de change et l’achat d’une carte SIM locale, chaque décision peut représenter quelques euros gagnés ou perdus. Sur la durée d’un voyage, ces petites sommes mises bout à bout finissent par peser lourd dans le budget global.
Techniques de négociation dans les marchés de hoi an et boutiques de soie
Négocier fait partie intégrante de la culture commerciale vietnamienne, en particulier dans les marchés de Hoi An et les boutiques de soie. Les prix annoncés aux premiers abord sont souvent prévus pour laisser de la marge à la discussion. Une bonne technique consiste à proposer d’emblée 40 à 50 % du prix demandé, puis à ajuster progressivement en fonction de la réaction du vendeur. Gardez en tête que la négociation doit rester un jeu cordial, jamais un bras de fer.
Pour éviter de payer trop cher, comparez les tarifs sur plusieurs stands avant de vous décider, un peu comme vous le feriez pour un billet d’avion sur différents comparateurs. N’hésitez pas à vous éloigner si le prix reste trop élevé : il n’est pas rare que le vendeur vous rappelle avec une meilleure proposition. Enfin, privilégiez le paiement en dong plutôt qu’en dollars ou en euros, ce qui limite les arrondis toujours à l’avantage du commerçant.
Taux de change avantageux : banques vietcombank versus bureaux de change touristiques
La question du change de devises est cruciale pour voyager au Vietnam avec un petit budget. Les taux proposés par les banques locales, notamment Vietcombank, BIDV ou Agribank, sont en général plus avantageux que ceux des bureaux de change situés en zones très touristiques ou dans certains hôtels. En pratique, une différence de seulement 1 à 2 % sur le taux peut représenter plusieurs dizaines d’euros d’écart sur l’ensemble de votre voyage.
L’idéal est de retirer des dongs directement aux distributeurs automatiques des grandes banques, en veillant à utiliser une carte bancaire adaptée aux retraits à l’étranger pour limiter les frais. Évitez de changer de grosses sommes d’argent dans les aéroports ou les bureaux de change des quartiers les plus fréquentés, où les commissions sont souvent déguisées derrière des taux peu compétitifs. Comme pour la préparation de votre itinéraire, quelques minutes de comparaison en amont peuvent faire une réelle différence sur votre budget final.
Cartes SIM locales viettel et mobifone à 5€ pour 30 jours de données illimitées
Enfin, pour garder le contrôle sur vos dépenses en déplacement, l’achat d’une carte SIM locale s’avère presque indispensable. Les opérateurs Viettel et Mobifone proposent des forfaits prépayés incluant appels locaux et données mobiles pour environ 5 € par mois, parfois avec une quasi-illimitation de la data. Cette connexion permanente vous permet d’utiliser Google Maps, Grab, les traducteurs et les applications de réservation sans dépendre du Wi-Fi des hôtels.
L’investissement initial est rapidement amorti : grâce à Internet, vous comparez les prix des taxis, repérez les restaurants abordables, localisez les distributeurs bancaires aux meilleurs taux et évitez bien des détours coûteux. En quelque sorte, votre smartphone devient votre meilleur allié pour voyager au Vietnam à petit prix, à condition de le préparer comme vous préparez votre sac à dos : avec méthode, anticipation et un soupçon de curiosité.